Visite du Pape en France…

… et, au moment où j’écris ces lignes, sa visite à l’UNESCO.

Une excellente occasion de rappeler le texte fondateur de l’UNESCO qui, aujourd’hui plus que jamais, devrait être diffusé en boucle… en lieu et place de des discours haineux qui nous sont constamment servis :

Les gouvernements des États parties à la présente Convention, au nom de leurs peuples, déclarent :

Que, les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix ;

Que l’incompréhension mutuelle des peuples a toujours été, au cours de l’histoire, à l’origine de la suspicion et de la méfiance entre nations, par où leurs désaccords ont trop souvent dégénéré en guerre

Une déclaration qui m’a toujours semblé essentielle : c’est par l’éducation que l’on apprend à grandir au-delà de nos émotions, même les plus primaires. L’éducation reste la meilleure passerelle pour apprendre à prendre du recul avant de juger (et souvent, condamner) et avant d’agir (trop souvent, pour faire mal).

C’est à (re)lire en entier sur le site de l’UNESCO.


Du pape toujours, entre autres choses on aura noté, dans son précédent discours à l’intention d’Emannuel Macron, la référence aux dangers d’un “paradis des machines”, si tristement juste.

A ce sujet, il faut évidemment mentionner Georges Bernanos dont l’essai “La France contre les robots” vient tout de suite à l’esprit. Bernanois était un grand énervé, un colérique dont la colère ne l’a à mon avis pas toujours aidé à faire entendre son message pourtant si pertinant. On devrait aussi se souvenir de C.S. Lewis qui, s’il n’était pas catholique, était lui aussi un de ces croyants lucide à l’esprit affûté, et peut-être moins en colère, et on devrait aujourd’hui plus que jamais, de toute urgence en fait, lire et faire lire son “The Abolition of Man”. Recueil de 3 conférences faites en 1942, à l’intention des pilotes de bombardiers britanniques, dans lesquelles il dénonce les objectifs profonds, et si déshumanisants, des réformes de l’éducation de l’époque. C’était en 1942, mais quand je le lis en 2026 j’ai le sentiment que son analyse est plus juste que jamais, et toujours plus terrifiante. Surtout depuis l’avènement de l’IA qui est entre les mains de même pas une poignée de personnes qui prétendent décider de tout pour tout le monde, y compris de l’éducation des jeunes.

Si vous ne les avez pas lus, ce dont textes que je conseille vivement. Si vous hésitez entre les deux, je pense que celui de Lewis est le plus utile à court terme. Et aussi, il est moins agaçant, si pas moins en colère, que Bernanos. Cela dit, le style percutant d’un Bernanos enragé est peut-être bien ce dont nous manquons tous le plus ?

Published: 2026 Sep 25

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