Les oiseaux chantent ce matin.
Il fait encore un peu trop frais pour ouvrir en grand et en profiter à plein, mais il fait déjà assez doux pour entrouvrir cette fenêtre et me régaler de la compagnie des oiseaux. Surtout qu’ils ne sont plus très nombreux par ici, mais ils chantent toujours, s’interpellant les uns les autres, peut-être se séduisant ? Hélas, à peine entamés leurs chants sont déjà voilés derrière le vacarme des premières voitures qui ont traversé la rue. Et de celles qui les suivent.
Les oiseaux chantent peut-être encore mais ils ont disparu sous cette masse mécanique et fluide qui a commencé à vrombir. C’est comme si ces voitures avaient choisi d’entonner toutes en même temps leur prière du matin à la technologie Gloire! Gloire! Gloire! Gloire! Gloire aux moteurs ! Gloire! Gloire! Gloire! Gloire! Gloire à nous qui les pilotons, semblent elles rugir en coeur. Et si quelqu’un doutait encore que ceci était leur chant, on a même droit aux premiers coups de trompettes.
Quel dommage d’avoir choisi d’imposer cette humanité-là à la planète. On a fait mieux, ici et là.

Published: 2026 Feb 27