Il faut choisir son camp ? Alors, je ne choisis pas celui de ces haineux

Voilà un billet que j’aurais aimé ne jamais devoir écrire. Encore moins devoir un écrire un second.

Sommes-nous vraiment tombés à ce niveau d’imbécilité crasse? Vivons-nous dans un de ces nombreux et très médiocres films de super-héros hollywoodiens où l’on prêche à coups d’effets spéciaux assourdissants que c’est OK de tuer ceux qu’on aime pas parce que, ’nous’, nous sommes les gentils et ’eux’, ceux que l’on tue, ce sont des méchants et qu’ils le méritent.

Hier, et pas dans un de ces films à la con mais dans une de nos rues bien réelles ici en France, une poignée de salauds encagoulés (dans les films hollywoodiens, les gentils qui tuent les méchants ne cachent pas leur visage, il me semble) a lynché un jeune type dont la seule erreur était de penser qu’il vivait dans une société démocratique et libre où l’on avait encore le droit de publiquement exprimer ses opinions, même quand elles ne plaisent pas à certains. Il s’appelait Quentin.

Toutes mes condoléances à sa famille.

Je ne peux pas concevoir que ce genre de comportement imbécile puisse exister en dehors de ces nanars hollywoodiens. Mais peut-être le fait que presque tous ces navets sont de gros succès au box-office aurait dû me mettre la puce à l’oreille : la bêtise crasse séduit, et plus elle est grossière, plus elle séduit.

Edit lundi 16: je viens d’entendre le patron de LFI, le parti politique d’extrême gauche mis en cause pour sa proximité avec le groupuscule dont seraient issus les assassins de Quantin, se défendre comme il le fait hélas souvent : en éructant les pires énormités. Et donc, il a expliqué que la victime, dans ce drame, ce n’est pas le jeune homme qui a été assassiné, mais son parti politique qui est injustement accusé.

Si c’est le métier des politiciens de savoir s’exprimer publiquement, certains semblent avoir oublié que c’est un art de savoir quand garder sa grande bouche fermée.

Published: 2026 Feb 14

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